Le secret de la manufacture des chaussettes inusables | Annie BARROWS

Layla Beck, une jeune citadine fortunée, fille d’un puissant sénateur du Delaware, refuse d’épouser le riche parti que son père a choisi pour elle et se voit contrainte d’accepter un emploi de rédactrice au sein d’une agence gouvernementale. Elle n’a jamais travaillé de sa vie, mais en ces temps de grande dépression, nécessité fait loi. Sa mission : se rendre dans la petite ville de Macedonia, interroger ses habitants hauts en couleur, et rédiger l’histoire de cette ville sur le point de célébrer le cent-cinquantenaire de sa fondation. Elle prend pension chez les Romeyn, des excentriques désargentés, autrefois propriétaires d’une grande fabrique de chaussettes et autres articles de bonneterie – Les Inusables Américaines – qui a été ravagée par un incendie plusieurs années auparavant. Ce drame, qui a coûté la vie au grand amour de Jottie Romeyn, reste gravé dans les mémoires et suscite encore bien des questions. Ce même été, Willa Romeyn, douze ans, grande admiratrice de Sherlock Holmes, décide de tourner le dos à l’enfance et d’utiliser ses dons de déduction pour percer les mystères qui semblent entourer sa famille. De question en réponse, de soupçon en révélation, Layla et Willa vont bouleverser le cours des choses, changer profondément et à jamais l’existence de tous les membres de leur petite communauté, et mettre au jour vérités enfouies et blessures mal cicatrisées.

Un livre dans la lignée du premier roman que j’ai lu de cette autrice (qui est également un des premiers articles du blog) : Le cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates qui avait eu un 19/20… Bon ok, on est quand même sur une petite déception du coup avec Le secret de la manufacture des chaussettes inusables, mais cela reste un bon roman dans une époque que j’aime beaucoup.

Petite fifille riche qui n’a jamais travaillé de sa vie, Layla Beck va faire montre d’une prise d’initiatives, d’une pugnacité, d’un certain professionnalisme et, il faut l’avouer, d’une plume qui vont être peu à peu reconnus par son donneur d’ordre. Elle est chargée, pour son premier contrat, de rédiger un livre pour promouvoir la ville de Macedonia. Par ce biais, elle va rencontrer les personnages secondaires de ce roman puisque c’est chez la famille Romeyn qu’elle sera hébergée pendant plusieurs mois. L’arbre généalogique de la famille effraie un peu au début, mais plus les pages passent, plus on s’habitue aux personnages, à leur caractère, à leurs envies et à leur histoire.

La petite Willa est attachante : au fil du livre, sa candeur d’enfant disparaît au grès des révélations, des déductions et des révélations. Grande dévoreuse de littérature, elle subtilise en cachette les livres qu’elle n’a pas le droit de lire à son âge. Elle se méfie énormément de Layla Romeyn, qui n’est pas insensible aux charmes du père de famille, et qui risque de lui ravir son père. On sent son passage à l’âge adulte le jour où elle prend conscience que son père est loin d’être le héros irréprochable dont elle se figurait.

Jottie, une des tantes de Willa, se dévoue corps et âmes à sa famille, quitte à renoncer à son propre bonheur et à faire une croix sur une histoire d’amour qui l’aurait rendue heureuse. Cette extrême loyauté est l’un des marqueurs de cette famille, qui ne se laisse pas tomber… Du moins, quand on ne fouille pas trop profondément.

Difficile de résumer ce livre, assez riche et à la fois assez lent. Mon avis est plutôt mitigé : j’ai passé un bon moment, mais les souvenirs se font déjà troubles dans ma tête. Je sais juste que j’ai détesté au plus haut point le père de Willa, un homme manipulateur, égoïste, qui n’hésite pas à séduire une jeune fille innocente pour son plaisir et qui est en réalité la cause de tous les maux de la famille… Tout comme j’ai eu du mal à m’attacher à Layla, que j’ai vu comme une fauteuse de troubles sans gêne. Le reste de la famille Romeyn est ce pourquoi j’ai quand même passé un bon moment avec cette lecture. Si je vous conseille fortement de lire Le cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates, vous pouvez faire l’impasse sur celui-ci si vous avez déjà une PAL bien remplie ! Sinon, vous passerez un bon moment, mais sans risquer beaucoup plus !

Ma note : 13/20

Un commentaire sur “Le secret de la manufacture des chaussettes inusables | Annie BARROWS

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  1. J’ai une wishlist assez remplie, mais pour ce qui est de la PAL, ça passe encore. Alors j’avoue que j’ai envie de tester, surtout que je voulais découvrir cette auteure. Mais du coup, je vais plutôt lire « Le cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates » et si j’aime vraiment l’écriture d’Annie Barrows je lirais ce dernier 🙂

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